Les perspectives d'avenir du cartonnage

 

Lorsqu’on s’interroge sur les perspectives d’avenir d’une profession, il faut distinguer les différents aspects du problème : le produit, les hommes et leurs motivations, les entreprises. 

 

 

Le produit

Le produit, c’est-à-dire le cartonnage, est assuré d’une pérennité certaine : le carton est, en quelque sorte, un matériau éternel.

Le cartonnage évoluera, du moins pour les grandes séries, en fonction de la mécanisation des opérations de conditionnement. Il comportera sans doute davantage d’éléments livrés à plat ou de bobines imprimées que les clients utiliseront, pour envelopper leurs produits, avec des machines appropriées.

Subsistera quoiqu’il advienne, une variété infinie de cartonnage divers produits par des firmes moyennes ou artisanales qui conserveront, quelle que soit l’évolution du marché, une place de choix dans le palmarès des emballages.

Les hommes

Dans ce métier, les hommes jouent un rôle capital : le cartonnage est plus un art qu’une science. Il repose essentiellement et à tous les échelons sur la créativité, l’innovation, l’astuce et le tour de main.

L’intérêt - parfois même l’enthousiasme - que manifestent ceux qui se consacrent à ce métier, s’explique par les satisfactions d’ordre intellectuel qui résultent de la créativité.

Les entreprises

Les entreprises, elles, sont comme les poissons qu’on élève dans un vivier et qui prospèrent et se multiplient quand on sait adapter à leur nature et à leurs besoins la qualité des eaux dans lesquelles ils évoluent.

Or, ce sont les Pouvoirs Publics qui, à travers la législation fiscale et sociale, encouragent ou découragent les vocations et freinent ou permettent le développement des entreprises.

L’homme qui crée une entreprise est, à la fois, un individualiste qui veut être maître chez lui, un ambitieux qui veut réussir, un joueur qui risque ses billes, ne ménage pas sa peine et sacrifie sa vie de famille dans l’espoir de s’enrichir, un réaliste qui ne veut pas perdre son temps en paperasses, démarches et contrôles paralysants. Dans le cas du cartonnage, c’est aussi un "amateur d’art" qui aspire à créer.

Les grandes entreprises vouées à la robotisation utiliseront de moins en moins de monde et remplaceront les manoeuvres par des spécialistes. Ce sont les artisans qui, en se développant, deviennent des PMI et qui, seuls, avec les services, peuvent créer des emplois indispensables à l’équilibre social de notre pays.

Or le cartonnage est riche en potentialité : bon nombre de cartonniers aspirent à créer ou reprendre des entreprises mais ils sont actuellement démobilisés.

Lorsque seront enfin créées des conditions nouvelles encourageant l’initiative, la profession se développera et pourra jouer un rôle capital puisque, comme le tailleur, elle habille sur mesure et, comme le cuisinier, suscite l’appétit du consommateur.

Elle est donc, en quelque sorte, l’auxiliaire permanent de l’expansion.